Quel régime est vraiment le meilleur pour votre situation ?
La réponse honnête dépend de trois facteurs à propos de vous, pas du pays :
1. Votre type de revenu
Le régime Beckham espagnol couvre uniquement les revenus d’emploi — les indépendants au régime Beckham doivent créer une société espagnole. Le Forfettario italien couvre le chiffre d’affaires indépendant jusqu’à 85 000 € — les salariés ne peuvent pas en bénéficier. Le non-dom chypriote de 60 jours n’est valable que si vous remplissez également le test de substance. IFICI exige une activité scientifique ou innovante qualifiante — un développeur ou marketeur distant lambda n’y est généralement pas éligible.
Assortissez le régime à votre source de revenu réelle avant d’évaluer selon le taux.
2. Votre niveau de revenu
Pour un revenu indépendant de 40 000 à 80 000 €, le Forfettario italien à 5 % (5 premières années) surpasse presque tout. Au-delà de 85 000 €, la limite du Forfettario s’applique et vous seriez mieux en régime Beckham espagnol, IFICI portugais ou exonération totale croate.
Pour des revenus très élevés (200 000 €+), le non-dom chypriote associé à une société chypriote et la résidence 60 jours offrent des taux effectifs plus bas que tout DNV. Le compromis est de devoir réellement gérer une société à Chypre, ce qui engendre des coûts de conformité.
3. Votre horizon temporel
Certains régimes ont une durée limitée. Le Beckham espagnol dure 6 ans. L’Impatriati italien dure 5 ans (sans prolongation depuis 2024). IFICI portugais est valable 10 ans pour les bénéficiaires qualifiés. L’article 5A grec dure 15 ans. L’article 9.1.26 croate s’applique pendant toute la durée du DNV (18 + 18 mois).
Si vous souhaitez une base européenne longue, la durée du régime interagit avec les conditions d’accès à la résidence permanente. Les deux pages à lire conjointement : la page fiscale du pays et la page sur la résidence permanente.