Pièges fiscaux courants du DNV Roumanie
L’exonération des 183 jours s’applique sur une période glissante de 12 mois. La loi 69/2023 exonère pour des séjours cumulés jusqu’à 183 jours sur toute période de 12 mois consécutifs, pas simplement par année civile. Les voyageurs fréquents pensant pouvoir planifier année après année peuvent franchir involontairement ce seuil.
Au-delà de 183 jours, la résidence fiscale roumaine s’applique pleinement. Passé ce seuil, le titulaire DNV est imposé à 10 % sur leurs revenus mondiaux sans exonération alternative. La règle est binaire : on reste sous 183 jours pour payer zéro, ou on reste plus longtemps et paie 10 % sur tout.
Doublement de la taxe sur les dividendes à partir de janvier 2026. La taxe est passée de 8 % à 16 %. Pour les titulaires percevant des dividendes importants (roumains ou étrangers), c’est le changement majeur en 2026. Anticiper les distributions autour de cette hausse si possible.
Inscription obligatoire à l’ANAF sous 30 jours. Si vous dépassez les 183 jours, vous devenez résident fiscal roumain et devez vous enregistrer auprès de l’ANAF dans le mois suivant. En cas de retard, amendes et complications fiscales en découlent.
L’exonération couvre uniquement les salaires de source étrangère. Les revenus de source roumaine (emploi, facturation clients ou loyers roumains, dividendes locaux) restent soumis à l’imposition standard, indépendamment du statut DNV.
Le taux de 10 % est attractif mais pas toujours optimal. Ce taux forfaitaire est compétitif à la plupart des niveaux de revenus, mais pour les nomades venant de pays offrant des déductions importantes (États-Unis, Royaume-Uni), la fiscalité domestique peut être similaire ou préférable. Pour les hauts revenus des pays européens à imposition élevée (Allemagne, Pays-Bas, France), la Roumanie offre un avantage notable.
Le réseau conventionnel est étendu et complet. La Roumanie dispose de plus de 80 conventions de double imposition couvrant la majorité des pays d’origine des titulaires DNV. Elles permettent d’éviter la double imposition via des mécanismes de crédit d’impôt adaptés. La convention États-Unis–Roumanie, signée en 1973 et modifiée ensuite, est toujours en vigueur.