Fonctionnement de la citoyenneté Portugal pour les détenteurs de DNV
La loi sur la nationalité portugaise a été profondément modifiée en mai 2026. Selon ces amendements, signés par le président António José Seguro le 3 mai 2026 (en attente de publication au Diário da República pour pleine entrée en vigueur), la plupart des étrangers doivent désormais justifier de 10 ans de résidence légale pour demander la citoyenneté, contre 5 auparavant.
La voie rapide CPLP est maintenue : les citoyens des pays lusophones (Brésil, Angola, Cap-Vert, Mozambique, Guinée-Bissau, São Tomé, Timor oriental, Guinée équatoriale) et les citoyens de l’UE profitent d’un délai réduit à 7 ans. Pour les Brésiliens en particulier, c’est toujours l’un des parcours les plus rapides vers un passeport européen, compte tenu des faibles barrières culturelles et linguistiques.
L’exigence linguistique est un niveau CIPLE A2 (Certificado Inicial de Português Língua Estrangeira), délivré par l’Institut Camões. Il n’y a pas d’examen culturel distinct, contrairement au CCSE espagnol. Ce niveau est relativement modeste : A2 correspond à un portugais conversationnel atteignable en quelques mois d’étude concentrée, surtout pour les locuteurs de langues romanes.
Le Portugal autorise la double nationalité sans restriction, avantage notable par rapport à l’Espagne. Américains, Britanniques, Canadiens et la plupart des autres candidats conservent leur passeport d’origine sans obligation formelle de renonciation. Les enfants nés au Portugal de résidents légaux peuvent plus facilement acquérir la nationalité portugaise que dans la plupart des pays de l’UE, suite à la réforme de 2018 maintenue par celle de 2026.
Le point de départ du délai de résidence est la date de délivrance du premier titre de séjour (le permis de 2 ans par AIMA après échange du visa d’entrée de 4 mois), et non pas la date du visa de 4 mois lui-même. Planifiez en conséquence pour calculer vos échéances.