Position fiscale du DNV Malte en 2026
Malte offre l’un des cadres fiscaux les plus avantageux de l’UE pour les titulaires du Permis Nomade, combinant trois niveaux :
Exonération de 12 mois sur le travail autorisé. Pendant les 12 premiers mois de validité du permis, les revenus liés au travail autorisé (travail à distance pour employeurs ou clients étrangers) sont totalement exonérés d’impôt maltais. C’est l’une des positions fiscales au départ de résidence les plus propres de l’UE.
Taxe forfaitaire de 10 % sur le travail autorisé à partir de la deuxième année. Après l’exonération initiale, les revenus du travail autorisé sont imposés à un taux fixe de 10 % à Malte, au lieu des taux progressifs pouvant atteindre 35 %. Les directives MTCA de janvier 2026 ont confirmé ce régime et précisé les mécanismes procéduraux.
Régime maltais de rapatriement non-dom. Pour les résidents fiscaux non domiciliés à Malte (position standard des titulaires étrangers du Permis Nomade), les revenus étrangers ne sont imposés à Malte que s’ils sont rapatriés. Les plus-values étrangères sont totalement exonérées. Cela offre une couche structurelle où le fait de ne pas rapatrier les revenus permet d’éviter l’imposition maltaise pour les gestionnaires de trésorerie avertis.
En combinant ces trois couches, les taux effectifs d’imposition maltais peuvent descendre bien en dessous de 10 % pour les titulaires qui optimisent leurs rapatriements. Le taux affiché de 10 % sur le travail autorisé plus 0 % sur les revenus étrangers non rapatriés et sur les plus-values étrangères est compétitif avec le régime non-dom + société chypriote de Chypre et plus avantageux que l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la Grèce, la Roumanie, la Croatie, la Hongrie, l’Estonie ou la Lettonie en terme de coût fiscal effectif.
Le coût structurel est l’absence de voie d’installation durable : le Permis Nomade est limité à 4 ans maximum et ne compte pas pour la résidence permanente ni la citoyenneté. Les revenus d’origine maltaise (clients maltais, louage maltais) sont exclus du bénéfice à 10 % et imposés aux taux progressifs standards.
La TVA standard est à 18 %, 7 % sur l’hébergement, 5 % sur l’essentiel. C’est nettement inférieur aux 27 % de la Hongrie ou 24 % de l’Estonie, et l’un des taux standards les plus bas de l’UE.