Fonctionnement de la citoyenneté Italie pour les détenteurs de DNV
L’Italie octroie la nationalité par naturalisation après 10 ans de résidence légale pour les non-ressortissants de l’UE, seuil identique à celui de l’Espagne et du Portugal post-2026. Les citoyens UE peuvent obtenir la nationalité après seulement 4 ans de résidence italienne, la durée la plus courte en Europe au sein de l’UE.
Le compteur inclut presque toutes les formes de résidence légale italienne, y compris le temps passé sous DNV (à condition que la résidence fiscale conditionnée aux 183 jours soit respectée et que le titulaire soit inscrit au registre communal). La résidence doit être continue, avec la même logique que pour la résidence longue durée : aucune absence supérieure à 6 mois consécutifs et pas plus de 10 mois cumulés sur 10 ans.
L’exigence linguistique est un certificat CILS ou CELI B1 (ou équivalent), délivré par des universités italiennes agréées. Le niveau B1 est nettement plus exigeant que l’A2 requis en Espagne ou Portugal : il suppose une aisance conversationnelle et une maîtrise écrite de base, équivalente à 250-350 heures d’étude intense pour les non-locuteurs d’une langue romane. Une préparation anticipée est recommandée.
L’Italie autorise la double nationalité sans restriction. Les Américains, Britanniques, Canadiens et la plupart des autres conservent leur passeport d’origine. La filiation (« jure sanguinis ») est une voie parallèle pour beaucoup de détenteurs du DNV d’origine italienne, souvent plus rapide que la naturalisation résidentielle, et accessible via une demande de reconnaissance de la descendance auprès du consulat en Italie.
Il n’y a pas d’examen culturel spécifique (contrairement au CCSE espagnol). Le certificat linguistique B1 et la durée de résidence sont les principales exigences, accompagnées d’un casier judiciaire vierge, aucun impôt dû, et des ressources financières démontrées.