Fonctionnement de la citoyenneté Estonie pour les détenteurs de DNV
Pour être clair d’emblée : le DNV estonien ne compte pas pour la citoyenneté. Comme la Croatie, la Hongrie, Malte et l’Islande, l’Estonie a construit son DNV comme un permis temporaire non-résident exclu du dispositif d’établissement. Le temps passé sous DNV ne donne aucun crédit pour la résidence permanente ni la naturalisation.
La citoyenneté estonienne par naturalisation demande 8 ans de résidence légale sur permis qualifiants (travail, études, famille, affaires), dont les 5 dernières années sur permis de résidence longue durée. Le compteur démarre uniquement après conversion du DNV.
L’exigence linguistique est le B1 estonien, attesté via l’Examen de Langue Estonien géré par la fondation Innove. L’estonien est l’une des langues européennes les plus complexes pour les non-finno-ougristes, avec une grammaire spécifique (14 cas) et peu de vocabulaire apparenté. Prévoyez 18 à 24 mois d’étude intensive. Un autre examen sur la Constitution et la loi sur la citoyenneté est requis.
L’Estonie n’autorise pas officiellement la double nationalité : il faut renoncer à sa nationalité d’origine pour être naturalisé, sauf pour les citoyens par filiation nés à l’étranger, qui peuvent conserver leur double nationalité. Pour les candidats par DNV sans origine estonienne, la renonciation est une vraie considération, notamment pour les Américains (procédure complexe) et Indiens (perte intégrale du passeport indien).
Pour les candidats d’origine estonienne, la citoyenneté par jure sanguinis est possible sans condition de résidence : la loi reconnaît la filiation sur présentation d’un ascendant estonien.